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08/04/2012

I – l'histoire de l'orgue du sanctuaire Saint Roch

Orgue stroch.JPG 

Construit en 1845 par Daublaine, originaire de Paris, et Callinet, héritier d’une longue dynastie de facteurs d’orgues alsaciens, pour une paroisse d’Ile de France (1). L’orgue comporte 2 claviers manuels : le premier de 54 notes, le second de 37 notes et également un pédalier de 18 notes en tirasse fixe sur le premier clavier.
Il est acquis d’occasion par le sanctuaire Saint Roch à Montpellier en 1874 et remonté sur la tribune par Théodore Puget de Toulouse en l'état.
En 1947, Maurice Puget intervient et pose un système pneumatique permettant de faire jouer le bourdon de 16 du grand-orgue au pédalier qui ne possède pas de jeu propre, et porte les claviers manuels de 54 à 56 notes par système pneumatique. A cette occasion le récit est complété à 56 notes, le pédalier est porté à 30 notes et la composition modifiée. L'euphone 8 du grand-orgue est décalé en 16 (sans mise en place de la première octave) et au récit le cor anglais 16 est remplacé par une trompette 8. La console est reconstruite.
En 1969 Alain Sals et Gérald Guillemin modifient à nouveau la composition des jeux pour faciliter l’interprétation de la musique baroque (période allant d’environ 1650 à 1750). Par la suite l'orgue n'est plus entretenu avec seulement le changement du ventilateur en 1992 par la Manufacture languedocienne de Grandes Orgues établie à Lodève.
A l'arrivée du Père Jean-Pierre Alignan comme curé de Saint Denis-Saint Roch, en 2001, un des organistes, pour maintenir l'orgue en service, colmate les fuites du soufflet par du scotch toilé. Cette restauration de fortune permettra à l'orgue de continuer son service.
A la demande de la paroisse, sous la responsabilité du Père Alain Gras, alors curé en charge du sanctuaire, le facteur d'orgues Claude Berger de Clermont-l’Hérault, procède en juillet 2006, à la restauration complète du soufflet, et en juin 2007 il renouvelle le plaquage des claviers manuels et réarme la mécanique.
Signe de sa grande qualité de réalisation et de conception, les sommiers sont dans leur état d’origine, sans aucune restauration, avec des périodes sans qu’aucun entretien ne lui soit prodigué. Lorsqu’on voit que des instruments construits ou restaurés il y a une vingtaine d’année donnent des signes de faiblesse, on peut rester songeur.
Depuis lors une association a vu le jour pour mener à bien la restauration complète de l'orgue dans l'esprit de se concepteurs.

(1) - sur l'origine de l'orgue lire la note du 4 juillet 2013 sur le réglage fait sur la mécanique : il y a du nouveau !

16:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |

Commentaires

C est avec joie que nous remangerons des buns d' Eric et de Franck.
Bravo pour le blog

Écrit par : Thierry la trompette | 20/11/2011

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